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  • : Nouveau Centre Paris 12
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  • : Françoise Laurent et Jean-Pierre Allali sont responsables de la section du 12ème. Françoise Laurent, dirigeante d’entreprise, est conseillère du 12ème arrondissement . Elue sur la liste UDF, elle continue son engagement dans la tradition des
Jeudi 31 janvier 2008
Nous ouvrons notre liste aux déçus de l'UMP et du Modem. Nous ne sommes pas dissidents. Nous sommes des citoyens de centre droit et de droite.

Le Parisien revient sur le ras de bol de la politique show biz 

Sébastien Ramnoux - Le Parisien - 31/01/2008

A PARIS, il n’y a pas une semaine sans qu’une nouvelle liste dissidente émerge dans un arrondissement. Dernière en date : dans le XI e , détenu actuellement par la gauche, un ancien adjoint au maire RPR de l’époque, Devaquet (avant 1995), est en train de constituer une liste contre celle de l’UMP Claude-Annick Tissot. Pour la droite, ça commence à faire beaucoup : sur les neuf arrondissements où se constituent des listes dissidentes, une seule est à gauche, celle de l’ancien maire du XX e Michel Charzat, exclu du PS.
Dans l’entourage de Françoise de Panafieu, la candidate UMP à la mairie de Paris, on préfère traiter ces « aigris » par le mépris : « Françoise a rassemblé la droite, fait l’ouverture, c’est le principal », estime son porte-parole, Pierre-Yves Bournazel. « Des dissidents, il y en a toujours eu, ils prennent le risque d’affaiblir leur propre camp », lâche Philippe Goujon, patron de l’UMP Paris et candidat lui-même aux municipales dans le XV e . C’est de cet arrondissement que la fronde est partie : autour de René Galy-Dejean, maire UMP depuis 1983, mais écarté au profit de Philippe Goujon. René Galy-Dejean, lui, a préféré passer la main. Mais ses proches ont créé un petit mouvement, Paris libre, qui présente le navigateur Gérard d’Aboville dans le XV e . Un mouvement qui fait office de « conseiller technique » pour nombre de dissidents dans les arrondissements.

« Ce sont surtout des militants ou des élus qui refusent les parachutages, comme dans le VII e avec Rachida Dati, ou dans le X e avec Lynda Asmani », explique Alexandre Galdin. Ce jeune conseiller de Paris sortant, fidèle de Galy-Dejean, s’amuse comme un petit fou : avec Paris libre, il organise des réunions de plusieurs dissidents, cherche de nouvelles têtes, essaie de fédérer le mécontentement. Résultat : des listes se montent contre Tiberi dans le V e , contre Panafieu dans le XVII e .

Dans le XVIII e , la candidate UMP Roxane Decorte doit même affronter trois autres listes de droite : celles du Dr Sauveur Boukris, de David Pierre-Bloch ou du commerçant Michel Langlois. Dans le XX e , c’est le délégué de circonscription UMP Raoul Delamare, écarté au profit de Jean-Claude Beaujour, qui s’est lancé dans une campagne de terrain forcenée, pour dénoncer « un mode de désignation opaque et antidémocratique ».

Quel résultat peuvent espérer ces listes ? Très peu auront la possibilité de faire les 10 % nécessaires pour atteindre le 2 e tour. Mais leur pouvoir de nuisance est réel : dans une bataille de Paris où chaque point va compter, où chaque voix sera nécessaire, les dissidents peuvent faire pencher la balance

par Nouveau Centre Paris 12 publié dans : La campagne 2008
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