Extrait de l'article du Monde
Parfum de crise dans les partis français, par Michel Noblecourt
« … Le Nouveau Centre, qui rassemble les centristes qui ont rompu avec François Bayrou et rallié M. Sarkozy, vit plutôt une crise d'influence. Conçu sur le même schéma que le Centre démocratie
et progrès - créé en 1969 par des centristes ayant rompu avec le Centre démocrate pour soutenir Georges Pompidou -, il a la même difficulté à être entendu par son puissant allié. Avec 23 députés,
un ministre (Hervé Morin, son président) et trois secrétaires d'Etat - il en gagné un, avec Christian Blanc, lors du remaniement du 18 mars -, il se veut "le pôle centriste" de la majorité.
M. Morin a évité une guerre des chefs au prochain congrès fondateur, les 16 et 17 mai à Nîmes, Jean-Christophe Lagarde, maire de Drancy et député de Seine-Saint-Denis, ayant renoncé à l'affronter.
Mais il va devoir avaler des couleuvres sur la réforme des institutions, alors qu'il mettait l'introduction de la proportionnelle et l'interdiction du cumul des mandats parmi les "conditions
incontournables" à un vote positif...
Sur les marches de gauche de l'UMP, les mouvements lancés par des transfuges du PS, les Progressistes, d'Eric Besson, et Gauche moderne, de Jean-Marie Bockel, n'ont pas rapporté de dividendes
électoraux au-delà de leurs propres mairies. Quant au MoDem, laminé aux législatives - il n'a plus que deux députés, tandis que ses sénateurs penchent de plus en plus vers le Nouveau Centre - puis
aux municipales, il est en pleine crise existentielle. Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne, a jugé son parti "complètement illisible" aux municipales, avec ses "alliances à la carte". "On est dans
une impasse stratégique", a-t-il diagnostiqué. Affaibli par son échec à Pau, M. Bayrou doit quasiment repartir de zéro pour reconstruire son MoDem et pouvoir être candidat à l'élection
présidentielle de 2012. »
Il faut rajouter que le bilan est positif dans ce contexte où l'allié UMP n'a guère envie de laisser grandir un Nouveau Centre, ayant en tête les relations entre le Parti
Socialiste et Les Verts.
Au bilan de
Hervé Morin, figure la
création d'un parti politique, de son financement
acquis -sans commentaires- , d'une
dynamique visible lors du premier Congrès, des candidatures aux élections municipales et cantonales... avec
des handicaps tels que la
confiscation des fichiers UDF par le Modem, une
presse peu
avenante avec les néo-centristes les traitant systématiquement de ralliés et feignant de croire que l'UDF n'était pas l'allié objectif du RPR puis de l'UMP, avec des
relais médiatiques peu visibles ne distinguant pas le Nouveau Centre du Modem...
Au bilan d'Hervé Morin, figure des
victoires sans compromissions, dans des élections municipales et cantonales rendant visible
la présence locale du Nouveau Centre.
Au bilan local parisien de
Yves Pozzo di Borgo, figure un résulat plus qu'honorable avec la constitution
d'un groupe de 8 voire 9 conseillers de Paris maintenant 80 à 90% de la présence UDF à l'Hôtel de Ville, laissant les 10% restant au Modem qui bénéficiait pourtant
des fichiers adhérents, de finances confortables et de visiblité médiatique forte.
Beau succès donc, d'autant plus méritoire que les coups
tordus ont été légion dans cette campagne. Nous ne reviendrons pas sur l'exclusion de notre section locale du 12ème de la démarche de Cavada dans cet arrondissement centriste propice à atteindre le
score que l'on connaît.
Au bilan collectif de cette première période de fondation, à quelques semaines du Congrès qui légitimera l'organisation provisoire, de nombreuses positions fortes (tests ADN, ...) et des
propositions de réformes fortes qui consolident le projet du Nouveau Centre (non cumul des mandats...). Des personnalités de tout premier plan méritent une attention toute particulière :
Jean-Christophe Lagarde et Jean Dionis de Séjour. Leur talent oratoire renforce la qualité de leur démarche, de leur réflexion, l'innovation de
leur proposition et la force de leur conviction.

Hervé Morin a le choix judicieux de l'union des talents. Il s'affirme comme
un patron de parti. Il saura compter sur les soutiens des
Secrétaires d'Etat : Valérie Létard, André Santini et Christian Blanc.
La
section du 12ème se félicite des résulats déjà atteints et apportera sa contribution à l'effort de construction de ce
certains appellent déjà la "
2ème droite".
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