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Pétition Stop la dette

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Mercredi 16 avril 2008
Pour inscrire l'interdiction des déficits dans la Constitution



Le lancement officiel de la pétition nationale « Stop la dette » a eu lieu ce matin à l’Assemblée nationale lors d’une conférence de presse en présence d’Hervé MORIN, président du Nouveau Centre, François SAUVADET, président du Groupe Parlementaire et Damien ABAD, président des Jeunes centristes.

Il s’agit d’une pétition téléchargeable à partir des liens suivants :

www.stopladette.com

www.commedestaupes.com

Nous vous invitons à signer cette pétition afin que notre message rencontre un écho le plus important possible.
par Nouveau Centre Paris 12 publié dans : Grands débats
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Mardi 18 mars 2008
"Qui sont les centristes?"

Le relèvement du parti centriste peut être désormais acté. Je voudrais ici ouvrir un second chantier, plus fondamental, qui est celui de la reconstruction doctrinale et politique, car si nous devons réaffirmer nos valeurs et poser avec plus de fermeté nos convictions, nous devons aussi expliquer dans quel type d’action publique elles s’incarnent. La défense et la promotion des libertés forment un tout qui conditionne le projet centriste et en détermine le contenu. Je sais que, par culture, les centristes repoussent toutes les formes de dogmatisme. Ils sont ouverts au dialogue, à l’accord, au compromis. Ils répugnent au pur rapport de forces et lui préfèrent la recherche de l’équilibre. Il est certain que l’on ne saurait bâtir une société juste sans porter une éthique du compromis. Mais ce qui est une force éthique peut aussi parfois constituer une faiblesse politique, car la politique est un combat. En 50 ans, sous la Ve république, les centristes ne sont parvenus qu’une seule fois à populariser leurs conceptions. Nous le devons à Valéry Giscard d’Estaing. 

Que veulent les centristes sinon réussir à bâtir une société à la fois libre et juste ? Comment ne serions-nous pas très à l’aise dans ce monde nouveau dont la liberté est le principe, nous dont la philosophie repose sur la défense et la promotion des libertés, individuelles et collectives ? Aujourd’hui, la liberté pousse à l’émancipation des sociétés longtemps assujetties, maintenues à la périphérie de l’histoire par des Etats autoritaires ou tyranniques. Voyez la Chine ou l’Amérique latine qui forment le cœur battant de la globalisation. Bien sûr, trop souvent il ne s’agit encore que d’une liberté économique, mais je fais le pari que celle-ci annonce le temps de la liberté politique, parce qu’après l’émancipation des sociétés civiles viendra l’émancipation des individus. L’accès au marché précède toujours l’accès à la démocratie. Les centristes veulent aider la France à s’inscrire dans ce temps, à retrouver le rythme de l’histoire, à renouer avec la jeunesse du monde. Oui, étrangement, la France semble à l’écart, alors que notre passion pour la liberté a donné les moments qui comptent parmi les plus glorieux de notre histoire et les pages les plus brillantes de notre tradition philosophique. La liberté semble nous inquiéter alors que nous la revendiquons toujours comme notre identité profonde. Nous semblons tentés de l’abandonner, à force de précaution extrême, de prévention permanente ou de repli sécuritaire. Plus grave encore, notre pays apparaît de plus en plus comme celui, inquiet, qui troque des sécurités contre des libertés, risques qu’ont si bien décrit Tocqueville et Bertrand de Jouvenel.

C’est pourquoi les centristes doivent avoir le courage de promouvoir franchement la liberté économique et en particulier la liberté d’entreprendre, celle qui combine la réussite personnelle avec le progrès matériel de la collectivité dans son ensemble. Il est très préoccupant pour notre pays de constater que plus personne ne semble pouvoir revendiquer cette liberté sans être aussitôt qualifié d’ « ultra-libéral », formule qui est une sorte d’équivalent du cynisme absolu ! Proclamer son attachement à la liberté économique c’est bien, y contribuer c’est mieux. Cela suppose de soutenir l’esprit d’initiative, d’encourager le risque, c’est-à-dire la création, l’innovation. Sans cela, il n’y aura ni richesses ni redistribution. Soyons concrets : encourager la liberté d’entreprendre c’est par exemple, comme nous le faisons aujourd’hui, supprimer l’imposition forfaitaire annuelle (IFA) qui pesait sur les PME.

Notre libéralisme réclame un équilibre entre les libertés économiques et les libertés politiques. Les premières doivent être tempérées par les secondes. Au nom de l’idéal de justice, le centrisme veut aussi promouvoir une solidarité associative en appui et complément de la solidarité administrative. La solidarité associative doit impliquer davantage les citoyens qui souhaitent s’engager. Elle doit les encourager, les aider et enfin les récompenser. Certes, dans un grand pays comme le nôtre, la solidarité administrative est une nécessité ; pour autant, on ne saurait assumer véritablement la cohésion sociale en la confiant tout entière à l’Etat. Il y a une mauvaise pente qui peut conduire à la déresponsabilisation générale. Nos fléaux sociaux seraient moins nombreux ou moins dramatiques aujourd’hui si nous nous sentions davantage concernés par l’état de notre société, si nous étions un peu plus sensibles au destin de ceux qui nous entourent ou, à l’inverse, si nous avions la certitude de pouvoir compter davantage sur eux. La solidarité associative contribue de deux manières à la cohésion sociale : une première fois, en soutenant les plus faibles d’entre nous ; une seconde fois, en nous invitant tous à manifester une plus grande préoccupation pour autrui. 

Une société n’est libre et conquérante que si elle est forte, pour être forte elle doit être responsable et solidaire.

Hervé MORIN

Président du Nouveau Centre

par Nouveau Centre Paris 12 publié dans : Grands débats
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Dimanche 3 février 2008
Hier, nous évoquions la possibilité d'une campagne sans attaques personnelles infondées. Eric Le Boucher, dont nous conseillons la lecteure de "Economiquement incorrect", nous donne là une charge contre Delanoë.

Retrouvez cet article sur Le Monde http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/02/02/paris-capitale-du-malthusianisme-par-eric-le-boucher_1006714_3232.html
Ainsi que notre site Grand Paris 2014.

Historiquement, une capitale attire les bras et les talents du pays entier. On y "monte" pour rencontrer les têtes du pouvoir, des arts, des affaires, pour y tenter sa chance, travailler, inventer et briller à son tour. Ce destin de Ville Lumière, Paris l'a eu plus que toute autre pendant plus d'un millénaire. Sa force d'attraction a été nationale puis longtemps européenne, mondiale.
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if ( undefined !== MIA.Pub.OAS.events ) { MIA.Pub.OAS.events["pubOAS_middle"] = "pubOAS_middle"; } Depuis une dizaine d'années, on observe l'inverse. Paris perd ses emplois. Paris n'est plus le premier moteur de l'économie française. Paris expulse ses jeunes, au profit de la province mais aussi de Londres ou de Barcelone. Paris n'est plus que la capitale du malthusianisme français.

 

"Quand je suis arrivé à la délégation à l'aménagement du territoire en 1997, raconte Jean-Louis Guigou, il fallait taper sur Paris. La capitale était encore accusée de s'enrichir aux dépens de la province tout entière qui gémissait d'être le "désert français". Il fallait tout faire pour empêcher les sièges sociaux de s'y installer. Nous étions dans l'idéologie de la ville synonyme de pollution, d'industrie, et pour tout dire de prostitution, qui s'opposent aux belles valeurs de la ruralité." Jean-Louis Guigou parvient à convaincre, partiellement, Lionel Jospin que Paris n'est plus en compétition avec Toulouse mais, dans la mondialisation, avec Londres, Amsterdam, New York ou Singapour. "Mais je me demande si ce n'était déjà pas trop tard."

En effet. Un article saisissant de Laurent Davezies, professeur à l'université Paris - Val-de-Marne (à lire sur le site laviedesidées.fr), dresse un bilan "inquiétant". L'Ile-de-France reste un des premiers lieux mondiaux de création des richesses, avertit l'auteur. Mais le mal gagne vite. Depuis dix ans, la région francilienne a un développement économique inférieur à celui de la moyenne française, et la tendance s'accélère.

Depuis 2000, c'est la "chute" : l'emploi salarié tombe à Paris, se stabilise tout juste dans l'Ile-de-France autour de 5 millions d'actifs. Où progresse-t-il ? Dans l'Ouest atlantique ou le Sud méditerranéen. Paris intra-muros perd 210 000 emplois de 1990 à 1999, et encore 50 000 de 1999 à 2004. Pour les emplois du privé, l'hémorragie est encore plus rapide : - 85 000 entre 2000 et 2005. C'est l'équivalent des effectifs employés en Corrèze, souligne Laurent Davezies, qui note un léger rebond en 2006, il est vrai (lire aussi du même auteur : La République et ses territoires, Seuil, 2008).

Le déclin de l'emploi parisien s'accompagne-t-il d'un enrichissement de ceux qui restent ? Non, au contraire. Le nombre de RMistes croît, de 2000 à 2004, de 11 % en province et de 25 % à Paris et en Ile-de-France. Moins d'économie, c'est moins d'emplois et plus de pauvres.

Comment est-ce possible ? "C'est la grande centrifugeuse des classes moyennes", explique Pierre Veltz, professeur à l'Ecole des ponts et chaussées. Les activités et les actifs sont projetés à l'extérieur du périphérique parisien en première puis en deuxième couronne. Faute d'emplois à Paris, faute de logements aussi, les salariés sont repoussés de plus en plus loin. Et leurs conditions de vie s'en ressentent fortement : les 25-40 ans, en couple, avec deux enfants et deux voitures (bien obligés !), doivent consacrer la moitié de leurs revenus à leur appartement et aux transports, deux dépenses en forte progression. Voilà pourquoi Paris n'attire plus les jeunes de province : ils n'ont plus les moyens d'y vivre.

Conséquence annexe : les distances entre le logement et l'emploi s'allongent, car les couples ne trouvent malheureusement pas facilement deux emplois côte à côte ni un logement à proximité. Ces ménages modestes, "captifs de l'automobile", font des kilomètres matin et soir. Ces "canailles anti-écologiques", se moque Laurent Davezies, polluent l'atmosphère. Leur CO2 passe, lui, le périphérique. Ils réduisent à néant les valeureux efforts des Verts parisiens "pour figer la ville et la vider de ses entreprises", politique malthusienne hélas soutenue par le maire socialiste.

Ce déclin économique de l'Ile-de-France devrait être le sujet principal des élections municipales de mars prochain. Mais "il arrange les élus de la région", selon Laurent Davezies. Les municipalités de banlieue héritent des emplois expulsés et des taxes professionnelles afférentes. Quant aux bobos, privilégiés habitants de Paris, "ils sont heureux que la mairie s'occupe plus d'eux que de la santé du capitalisme local". Lisez les "projets" des candidats à la mairie : ils parlent de crèches, de transports propres, de sport, de sécurité... bref des agréments d'une ville-musée.

Soyons justes : le sujet commence à faire surface par le biais de l'idée du "Grand Paris" posée par Nicolas Sarkozy ou celle de "communauté d'agglomération" avancée par Bertrand Delanoë. Chacun prend conscience que les divisions communales et les strates administratives empêchent toute vision d'ensemble économique ou même écologique.

La solution devrait être radicale, tant il y a urgence. Aucune région-capitale au monde ne perd ses emplois comme celle de Paris, aveuglée par son passé brillant, mal gouvernée, fragmentée dans ses égoïsmes, anémiée faute de s'inscrire résolument dans la compétition mondiale des métropoles du XXIe siècle.

par Nouveau Centre Paris 12 publié dans : Grands débats
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